Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/26

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zo CORRESPONDANCE maintenant complete; j’ai senti quelque chose de vos arracbcments, et je Vous ai vue dans la désola- tion et dans les larmes. I Étes-vous plus tranquille maintenant? Ecrivez- moi un seul petit mot, pour répondre aux deux longues poignées de main que je vous envoie, en vous regardant jusqu'au Fond du cœur, tendre- ment. Jetez-vous tête baissée dans le travail. L’encre est un vin qui grise; plongeonsmous dans les rêves, puisque la vie est si atroce. Du courage! pauvre chère amie, et soyez sûre que je vous aime bien. Mais à quoi cela vous sert-il? 719. À JULES DUPLAN. [Croissct, début de 1862.] Ton frère, dans son avant-derniere lettre, m'en avait annoncé une de ta Seigneurie , et je serais bien A aise de l’avoir pour que tu me dises ton opinion sur le point en litige. Dois-je ou ne dois-je pas prêter mon manuscrit à Lévy? Si tu dînes demain avec le Président de Bla- mont, dis-lui que je lui répondrai là-dessus mer- credi. Cest demain qu’arrive Monseigneur; je pren- drai son avis, le tien, et je mc déciderai. Je suis sûr que mon notaire me trouve insensé. II ne réfléchit pas assez à ceci : 1° Lévy, quoi qu’il trouve du manuscrit, le dépréciera. 2° Nous pou- vons nous Fâclier, avoir recours à un autre éditeur; cet autre éditeur, lui aussi, voudra savoir à quoi s’en tenir; il peut en être de même pour un troisième

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