Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/29

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 2.; Adieu, cher vieux, Monseigneur te donne sa bénédiction, et moi je t’embrasse. · 72.1. EÃU MÉME. [Croisset] Mardi [io juin 1862]. A Mou BoN, _ Je te ferai observer que ni toi ni ton frère n°avez ré ondu a une seule des objections que je posais relativement a la remise du manuscrit. (J’ai tort, c’est convenu.) L’Archevéque est d’avis que je lise moi—méme a Lévy des fragments seulement. J°e ne comprends pas la nuance, a te dire vrai. Donc, me voila condamné a subir un examen par-devant tous les éditeurs de Paris? Quant aux illustrations, m’ofl`ri- rait-on cent mille francs, je te jure qu’il n'en paraîtra pas um:. Ainsi, il est inutile de revenir la- dessus. Cette idée seule me fait entrer en frénésie. Je trouve cela stupide, surtout à. propos de Car- tba e. Jamais, jamais! Plutôt rengainer le manuscrit indéfiniment au fond de mon tiroir. Donc, voila une question scindée! De plus, il est une facétie dont je commence ai être las, a savoir celle de l'obscénité. Comme maître Lévy paye fort peu mon avocat, quand j'ai un procès, je trouve mauvais qu’il ait des inquié- tudes. Car, si mon immoralité a profité a quel- qu’un, c’est a lui, il me semble!

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