Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/419

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998. À SA NiÈcE CAROLINE.

Croisset, mardi, 5 heures [2.0 octobre 18687].

MA cHèRE CARo,

Je n’ai rien du tout à te dire, si ce n’est que je baise ta gentille mme. Tu m’as ecrit une lettre qui mériterait pourtant une ilongue réponse, si j’en juge parle plaisir qu’elle m’a fait.

Aujourdhui, fai eu tout l’apres—midi A r Baudry. J irai dîner chez lu1 vendredi prochain, puis un des jours de la semaine prochaine chez Monseigneur, afin d’aller le soir a la foire Saint—Romain.

Je travaille beaucoup et redoute le monde
Ce n’est pas dans les bals que l’avenir se fonde,
 (Camille Doucet.}

Cependant, des renseignements dont fai abso- lument besoin, et que fai demandés plusieurs lois, ne m arrivent pas, ce qui fait que je suis indigne. J ’aurai fini mon chapitre le second de la troisieme partie) dans une quinzaine de jours.

Si ta grand’mere etait encore, chez toi à cette é o ue, `e serais homme à aller _ la chercher. Comme son sejour dans ta « délicieuse villa )) Im fait grand b1en, retiens-la le plus que tu pourras.

Va-t-elle at Ouville ?

Et la peinture ? Et tes promenades romantiques au bord de la mer ?

Il fait beau, mais froid. «l..e fond de l’air n’est pas chaud », et sa surface peu bouillante.

Adieu, pauvre loulou. Comme il m'ennuie de toi, et que je voudrais te voir plus souvent !

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