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DE Gus·rAvE FLAUBERT. 203 entreprend peut être idiot, n’importel Écrivons- lel La fin de Candide : « Cultivons notre jardin » est la plus grande leçon de morale qui existe. Je É ne comprends pas que vous passiez votre temps à pêcher et à chasser. Soyez sûr que ce sont des occupationsfunestes. La « distraction » ne dis- trait pas — pas plus que les excitants n’excitent. ]’ai beau être névropathe, au f`ond je suis un sage. Or je vous conjure, je vous supplie, de vous remettre à la besogne bravement, sans tourner la tête derrière vous. Le Rigi, où je me suis embêté a périr, m’a fait du bien. Mes étouffements ont diminué et je monte les escaliers comme un jeune homme. A mon retour ici, au mois d’août, j’ai enfin commencé mon roman, lequel va me demander trois ou quatre ans (c’est toujours ça de bon). .l'ai cru d'abord que je ne pouvais plus écrire une ligne. Le début a été dur. Mais enfin, j’y suis, ça marche ou du moins ça va mieux. Le Sexcfaiblc passera après la pièce de Zola (a la fin de décembre 7). Tout le monde trouve que je me cléshonore en figurant sur un bouisbouis aussi piètre que le théâtre de Cluny, mais je m'en · bats l’œil complètement. le vous recommande comme spectacle d’aller dans le vestibule de Nadar, a côté de Old England. Vous yverrez : 1° la photographie d’Alex[andre] Dumas, grandeur nature ; et 2.° le buste du mêmc Dumas. Ce qui prouve que la modestie est insé- parable du vrai mérite. De plus, il va faire une préface à Manon Lcscaut et une préface a Paul ct Virginie. Voila de ces choses qui consolent. D’ail- leurs, on ne doit pas se plaindre d'une époque