Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 8.djvu/99

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 93 sorti unefois, sans monter le petit escalier de votre _ maison. Après tout, je comprends que Paris vous attriste et vous assomme. II arrive a me produire souvent cet effet. Je me complais dans mon nid de plus en plus, et tout dérangement m'est odieux. Eh bien! « notre Sauveur _» et les ministres .restent en place! Cet entêtement est sublime, mais il faut s'attendre a tout de la part des imbe- ciles, et je ne suis pas aussi rassuré sur l’avenir que les bons républicains. Néanmoins je regrette, au point de vue du comique, qu’on n’ait point poursuivi le père Hugo, pour son dernier bou- quin U) que, moi, je trouve superbe. Quelle narra- tion! et quel gaillard que ce bonhomme! l..’oeuvre de Pouyer-Quertier (dit l'Hercule de Martainville) m’a bien diverti. Espérons que ledit Rouennais est notre dernier Sauveur, qu’après lui on ne verra plus de Messie, enfin qu’il ne nous reste aucune espérance! Alors l'ère scientifique commencera. Mais nous en 'sommes loin, puisqu’on n’est pas sorti des incarnations, des représentations, des symboles et de la métaphy- sique la plus creuse! Vous savez que ïattends avidement les obscé- nités de Pinard. Faites en sorte, au nom des dieux, que j’aie cette rmanne. Avez-vous lu les Etapes cI’une conversion de ce bon Féval, qui m’a l’air de devenir gâteux? Payez-vous cela. Et il se présente à l’Académie! _ II voit en rêve les portes de l'lnstitut s’ouvrir, aspirant à la gloire de siéger entre Camille Dou- U) Le Pape, 1 vol.

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