Page:Flaubert - Bouvard et Pécuchet, éd. Conard, 1910.djvu/449

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EXTRAITS D’AUTEURS CÉLÈBRES.


Nous donnons quelques exemples des énormités relevées chez les grands maîtres. Ce sont ces pensées que Flaubert devait faire copier par ses deux bonshommes, qui, furieux de n’avoir pas trouvé dans la science la certitude qu’ils cherchaient, se vengeaient en notant les stupidités qui, pour le commun des hommes, tiennent lieu de science en société.

Morale :

Les souverains ont le droit de changer quelque chose aux mœurs.

(Descartes. Discours sur la Méthode, part. 6.)


L’étude des mathématiques, en comprimant la sensibilité et l’imagination, rend quelquefois l’explosion des passions terribles.

(Dupanloup. Éducation intellectuelle, p. 417.)


L’eau est faite pour soutenir ces prodigieux édifices flottants que l’on appelle des vaisseaux.

Fénelon.


Shakespeare lui-même, tout grossier qu’il était, n’était pas sans lecture et sans connaissance.

(La Harpe. Introduction et Cours littéraire.)


Style ecclésiastique :

Mesdames, dans la marche de la société chrétienne, sur le railway du monde, la femme, c’est la goutte d’eau dont l’influence magnétique, vivifiée et purifiée par le feu de l’Esprit saint, communique aussi le mouvement au convoi social sous son impulsion bienfaisante ; il court sur la voie du progrès et s’avance vers les doctrines éternelles.

Mais si, au lieu de fournir la goutte d’eau de la bénédiction divine, la femme apporte la pierre du déraillement, il se produit d’affreuses catastrophes.

(Mgr Mermillod. De la vie surnaturelle dans les âmes.)


Périphrases. — Imbéciles :

Je trouverais mauvais qu’une fille peu sage vécût avec un homme avant le mariage.

(Ponsard. Traduction d’Homère.)