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SMYRNE.
DE SMYRNE À CONSTANTINOPLE PAR LES DARDANELLES.

DE RHODES À MARMORISSE. — Lundi 14 octobre 1850, embarqués de Rhodes pour Marmorisse, dans un bateau dont l’avant et l’arrière sont seuls pontés. Au milieu, paniers et pierres du lest. — Notre raïs : yeux bleus, brèche-dent, tête carrée, air franc ; un de ses hommes : veste de drap brodée aux manches ; foulard sur son tarbouch, bras retroussés, air barbare ; vilain mousse : grosse tête de Tartare, petits yeux sales ; un passager : vieux à traits réguliers et à barbe blanche. Nous avons dormi sous l’arrière presque tout le temps de la traversée. L’entrée du golfe de Marmorisse me rappelle le lac de Côme : succession inégale de rochers, de hauteur moyenne, les uns derrière les autres, et de tons bleu foncé. La mer est très calme, nous sommes trois heures à passer le goulet. À Marmorisse ça s’élargit un peu. La ville est tout au bord de l’eau, la lune se lève comme nous y arrivons ; en qualité de ville militaire,

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