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varech ; leurs vêtements bruns sur les rochers verts. — A droite, montagnes de sable et de craie; couleur blanche, la mer bleue verte; le ciel roulant des nuages, très bleu par places; le sentier serpentant devant nous au loin sui- vant l’ondulation des terrains, comme une tramée blanche sur le fond vert pâle de la terre ; sables à traverser ; mou- lin.
Audierne. — Obligés de faire le tour de la baie. — Eglise : sous un porche latéral un monstre marin, une figure gro- tesque; un bateau sur la façade, mais moderne et non pas chiqué comme à Penmarc’h. — Le soir nous nous prome- nons sur le sable si beau que nous avons regret d’y mar- cher, en parlant de 7 millions de rentes. La mer verte foncée par l’effet d’une côte verte qui se reflétait dessus; plus près de nous bleue; nuages de nacre et de poussière d’or pâle. Du côté plus chargé un nuage noir sur une touffe d’arbres verts s’avançait en s’élargissant.
D’Audierne À Plougoff (samedi 19). — D’abord la grande route qui monte; arbres à droite. — Un monsieur à cheval et orné de longs cheveux, que nous arrêtons pour savoir notre route, nous conseille d’aller au pardon de Saint-Hu- gin à Premelin. — Baraque en toile. — En attendant vêpres nous allons nous asseoir au bord de la mer. — Eglise : statues décapitées; porche latéral tout peint. — Dans la baraque, assis sur une planche posée sur deux pierres, nous causons avec des paysans (le grand qui me donne 45 ans, cheveux gris, frisé; celui à côté de Max tout noir; effet bouffant du bragow-brass en le voyant assis devant moi; ils admirent nos pipes, nos couteaux) et un matelot qui tenait l’établissement. ■— Nous nous perdons. Village désert, chiens aboyant; personne ne parle français. —So- leil sur le fumier et dans les chemins effondrés, desséchés. A l’entrée de Plougoff, le médecin, l’hôtel ! — Grandes ondulations arides et augmentant d’aridité en s’approchant de la pointe du Raz.Touffes de joncs marins très courts, le sol est pelé par places. Nous traversons deux villages noirs
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