Page:Flaubert - Par les champs et par les grèves.djvu/85

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rendant à la messe, avec leur bavolet noir; presque toutes en noir; grand tablier quelquefois en soie gorge-pigeon.

Logeot. — Les exécrables brutes; haine des médailles d’hon- neur.

L’Île d’Arz. — L’église. — Cimetière, tombes avec un pot de fleurs couvert par une ardoise; ossuaire à travers des barreaux au milieu des futailles et des bouts de bois. — Bordées que nous avons courues sur la mer.

L’Île de Gavr’inis couverte de longues fleurs bleues à clo- chette sur tige.

Galgal, avec une allée couverte. Dessous, l’entrée du sou- terrain est décorée par deux grandes touffes de genêts. L’allée a quelque trente pieds de long. Toutes les pierres sont couvertes de lignes faites au ciseau, régulières et figu- rant assez d’innombrables côtes ou branches partant d’un thorax ou tronc, et dans le bas les lignes remontent. Du reste il faudrait avoir bonne volonté pour y voir la repro- duction de quoi que ce soit. — L’allée est plus profonde au fond qu’à l’entrée, les pierres aussi y sont plus larges; sur la gauche, dans une pierre, comme les courroies d’un bouclier creusées à même.

En nous rembarquant nous avons admiré avec amour de grandes plantes qui, partant d’une unique racine, s’irra- diaient en fusées comme des chevelures et s’étalaient sur la surface de l’eau; au fond, à travers un jour vert bleu, on voyait des mousses, des herbes.

LocmariAquer. — Peulvan abattu, brisé dans sa largeur (7 pieds environ), long de 7a. — Deux allées couvertes : dans l’une, nous retrouvons des dessins pareils, mais plus effacés que ceux de Gavr’inis; dans l’autre, un tronc pour les pauvres.

De Locmariaquer à Carnac, genêts,genêts, haies d’ajoncs, avec des aubépines par places. — La route monte et des- cend , se perd. — On ne parle presque plus français. —