Page:Fougeroux de Campigneulles - Histoire des duels anciens et modernes, 1835.djvu/9

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iv

enfin, en composer une espèce de mosaïque rcproduisant, dans la variété de ses émaux et de ses vives couleurs, toutes les configurations si variées et si pittoresques que présente chaque époque de l’histoire morale de notre pays.

J’ai plus d’une fois senti défaillir mon courage devant les difficultés d’une telle entreprise. Que voulez-vous ?…

Des veilles, des travaux un faible cœur s’étonne.[1]

Je n’ai pas non plus, comme vous, blanchi dans les études laborieuses de la science archéologique ; mon front n^est pas, comme le vôtre, couvert de cette noble poussière… J’étais loin d’ailleurs en prenant la plume, d’envisager toute l’étendue de mon sujet. J’avais quelque peine, en commençant, à me rendre compte de tout ce qui devrait entrer dans le plan d’un pareil ouvrage, et des immenses lectures qu’exigeait son exécution. Je croyais n’avoir à rédiger qu’un simple recueil d’anecdotes qui n’aurait satisfait au plus qu’une vaine curiosité. Mais à mesure que j’avançais, j’ai vu le thème historique, que je croyais d’abord pouvoir renfermer dans les bornes d^un seul volume, grandir et s’étendre sous ma plume, J’ai compris l’étroite

  1. J. B. Rousseau. Od. 1.er Liv. III.