Page:Furetière - Le Roman bourgeois.djvu/314

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toit demeuré, leut du mesme ton qu’il avoit commencé.

Discours des principes de la poësie, ou l’introduction à la vie libertine.

Placet rimé pour avoir privilege du Roy de faire des vers de ballet, chansons nouvelles, airs de cour et de pont-neuf, avec deffenses à toutes personnes de travailler sur de pareils sujets, recommandé à monsieur de B......119, grand privilegiographe de France.

Forfantiados libri quatuor, de vita et rebus gestis Fatharelli.

Le Grand sottisier de France, ou le dénombrement des sottises qui se font en ce vaste royaume, par ordre alphabétique.

Vrayment (interrompit encore Charroselles), ce dessein est beau ; j’avois eu envie de l’entreprendre avant luy, et je l’aurois fait, si je ne fusse point tombé en la disgrace des libraires, car cela est fort selon mon genie. J’en ay conferé plusieurs fois avec le pauvre deffunt ; il me disoit qu’il avoit dessein d’en faire trente volumes, dont chacun seroit plus gros que le Théatre de Lycosthene, ou que les centuries de Magdebourg. Il est vray que je luy ay tousjours predit que quelque laborieux qu’il fust, et quoy qu’il ne fist autre chose toute sa vie, il laisseroit tousjours cet ouvrage imparfait. Mais, Monsieur (dit-il au greffier), excusez si je vous ay interrompu ; je vous prie de continuer. Volaterran leut donc en continuant.

Dictionnaire poëtique, ou recueil succint des mots et phrases propres à faire des vers, comme appas, attraits, charmes, flèches, flammes, beauté sans pa-


119. Benserade, à qui Furetière a déjà fait allusion plus haut, p. 138.