Page:Génin - Vers pour elle, 1913.djvu/116

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Aubade



Aux baisers de l’aurore


Les lys se sont ouverts,


Et déjà le jour dore


Le front des grands bois verts.


Éveille-toi, petite,


Les cieux sont éclatants,


Dans les bois allons vite


Voir naître le printemps!





Ouvrant sa robe pleine


De baisers, de chansons,


Mai répand sur la plaine


De printaniers frissons.


Il azure l’espace,


Il parfume les fleurs,


Tout radieux il passe


Dans la rosée en pleurs.


9.