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orthodoxe" ne peut, selon le babu, désavouer cette grande et vraie doctrine. Les prophètes juifs et Moïse lui-même n’en · ’ ’ portent-ils pas témoignage ? Paul n’a-t-il pas parlé de’l’influence et de l’opération du Saint-Esprit, et n’y a-t-il pas-Z compté pour la vitalité de l’Église du Cl1rist ’ ? Toujours selon le babu, ’les membres du Bm/zma samcîj, ou les’ théistes, comme on les appelle, croient en l’Esprit de vérité. Il prétend qu’ils ont reçu cette doctrine des Uédas, les écri- A A tures de l’ancienne nation hindoue, où l’Esprit de Dieu est décrit dans le langage le plus énergique et le plus accentué. Selon le même babu, dans l’Inde plus que dans tout autre pays, et dans les Uédas plus que dans tout autre livre sacré, les attributs de ce Dieu spirituel sont mieux énoncés et décrits (1).,
On sait, d’après l’nt Indian Mirror », que le babu Keschab Chandar et ses principaux disciples se réunissent dans un jardin qu’ils ont maintenant acheté, et ou ils se livrent au · culte de Dieu. La, pendant deux ou 11·ois heures, assis sous, des arbres, sur des nattes ou sur des peaux de tigre, ils discutent ensemble sur la religion ; puis les uns se mettent à lire et à écrire, et d’autres se livrent au travail des mains ; ils firent de l’eau, ils coupent des bambous, ils ouvrent des ’ allées, y plantent des arbres et les arrosent. Quelques-uns vont nu-tête ou même sans vêtements. Ils travaillent ainsi pendant plusieurs heu1·es, puis ils se reposent pendant une demi heure et ensuite ils se livrent de nouveau au service de Dieu. Lorsqu’il fait nuit, avant de se coucher, ils font résonner des instruments de musique, et, tout en chantant, ils parcourent les rues, et quelquefois ils entrent dans la chaumière d’un pauvre homme, ils s’y assoient, et font des prières pour l’avantage des habitants de l’endroit (2). ’, On dit qu’un jeune memb1·e zélé du Bm/mm samcîy’, qui ’ (1) à Indian Mail n du 28 Février 1876..
Ptmjzîbî du 7 juin 1876. ’