Page:Gautier - En Chine, Les arts graphiques, 1911.djvu/53

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Les maisons chinoises, même les plus opulentes s’élèvent rarement au-dessus du rez de chaussée elles se composent d’une suite de bâtiments séparés par des cours, et affectés chacun à un usage particulier. On construit le plus souvent sans fondations ni cave, sur de larges bases en moellons qui reposent immédiatement sur le— sol les murailles minces, hautes de 20 à 25 pieds, sont faite3 de briques d’une couleur cendrée la brique vaut en Chine, suivant son volume, de 18 à 45 fr. le mille. Les tuiles qui recouvrent la toiture sont creuses comme des gouttières on les pose d’abord sur le côté bombé en rangées longitudinales contigues, puis les rainures plus ou moins larges que les rangées laissent entre ellès,. et qui pourraient donner passage à la pluie, sont recouvertes par d’autres tuiles placées en sens inverse puis tous les matériaux disparaissent sous les peintures brillantes et les ornements. Les chevrons des toits dépassent toujours l’aplomb des murs et les dessous de ces avancements sont le prétexte de délicieuses décorations. C’est aux poutrelles entrecroisées sous ces auvents que l’on suspend les grosses lanternes ovoïdes sur lesquelles est écrit d’ordinaire le nom du propriétaire de la maison. Montons quelques marches, et pénétrons dans le salle de réception, après avoir admiré la superbe