Page:Gautier - Le Troisième Rang du collier, 4e éd.djvu/122
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Il y avait derrière la maison, dans cette cour qui était encore le jardin et d’où partait la route carrossable, une haute balançoire sur laquelle on permettait aux enfants de se balancer prudemment et dont les grandes personnes s’amusaient aussi quelquefois.
Un jour, madame Cosima s’étant assise sur la planchette, Wagner s’offrit à donner l’essor et a hâter le mouvement de la balançoire.
Cela alla bien pendant quelque temps ; mais, peu à peu, l’élan s’accélérait : plus haut ! encore plus haut !… En vain madame Cosima demandait grâce : emporté par une sorte de frénésie, le Maître n’entendait rien, et l’incident prenait une allure enrayante.
Cosima pâlissait, défaillante, prête à s’abandonner.