Page:Gautier - Le Troisième Rang du collier, 4e éd.djvu/244
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Cette fois, nous arrivons à Tribschen sans avoir prévenu.
Quelle joie de connaître et de retrouver !… de sauter du bateau, sous l’auvent familier du débarcadère !… de reprendre dans ses yeux l’aspect du jardin, de la maison, des verdures, de l’air bleu !…
Servais, qui vient pour la première fois, est très ému. Villiers exulte…
Je cours à travers la pelouse, pour arriver plus vite. Russ nous a signalés ; il s’élance en bondissant, me reconnaît et me fête à grands coups de langue.
Voici les enfants qui accourent et poussent des cris d’allégresse. Au salon, le son du piano, que j’entendais, s’arrête brusquement. Wagner paraît sur le perron et Cosima le suit.