Page:Gautier - Ménagerie intime (Lemerre 1869).djvu/128

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


la Blanche lorsqu’on les emmena. Parfois elles passaient avec leur nouveau propriétaire devant leur ancienne maison. Nous entendions de loin résonner leur pas vif et rapide ; et, toujours, un brusque arrêt sous nos fenêtres nous témoignait qu’elles n’avaient pas oublié le logis où elles avaient été si aimées et si bien soignées ; et un soupir s’exhalait de notre poitrine émue et sympathique et nous disions : « Pauvre Jane, pauvre Blanche, sont-elles heureuses ? »

Dans l’écroulement de notre mince fortune, c’est la seule perte qui nous ait été sensible.