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NOTES DU TABLEAU HISTORIQUE DU PREMIER SIÈCLE.


Rien ne fera mieux comprendre la grandeur du Christianisme et le miracle de son établissement que le dialogue suivant, qu’on a supposé entre Jésus-Christ et un philosophe[1] :

Le Philosophe à Jésus. — Quel est votre dessein en parcourant ainsi les villes et les bourgs de la Judée, pour enseigner aux peuples une doctrine nouvelle ?

Jésus. — Mon dessein est de réformer les mœurs de toute la terre, de changer la religion de tous les peuples, de détruire le culte des dieux qu’ils adorent, pour faire adorer le seul Dieu véritable ; et, quelque étonnante que paraisse mon entreprise, j’affirme qu’elle réussira.

Le Philosophe. — Mais êtes-vous plus sage que Socrate, plus éloquent que Platon, plus habile que tous les beaux génies qui ont illustré Rome et la Grèce ?

Jésus. — Je ne me pique pas d’enseigner la sagesse humaine, je veux convaincre de folie la sagesse de ces sages si vantés ; et la réforme qu’aucun d’eux n’eût osé tenter dans une ville, je veux l’opérer dans le monde entier par moi ou par mes disciples.

  1. Conférences de M. Frayssinous.