Page:Giraudoux - Adorable Clio.djvu/179

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


ADORABLE CLIO 165

même tes derniers gestes. Tu étais dure, et triste, et cruelle comme si j'allais devenir un autre homme : un ingénieur, et toujours parler et- avoir des moustaches ; un saint, et ne plus être libre l'après-midi ; un enfant, et boire en amont de toutes tes sources. Au- jourd'hui la pensée me vient que j'ai encore ton âge, je défaille de dévouement et de plaisir.

Aujourd'hui,... je suis étendu au centre d'un grand cirque de montagnes. Quand je me lève et me tiens debout, j'en deviens le pivot même. Gomme on me le recomman- dait à l'école, j'ai mis le soleil à ma gauche pour que la lumière soit meilleure et je vous écris. Le lac au-dessous de moi sup- porte des îles légères et les sapins des ra- deaux détruits par l'hiver vont à la dérive. Des oiseaux-mouches forent trop vite les fleurs de pommiers, touchent le bois dur, blessés repartent. Pour les dindons de la ferme aux pattes malades, race dégénérée, Mrs Green passe à la graisse les branches

�� �

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils