Page:Glatigny - Vers les saules, 1870.djvu/33

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Scène v. 21 Que tu m as fait de mal! Si tu pouvais savoir Tout ce que J’ai souffert? Si tu m’avais pu voir Heurter en sanglotant mon front sur les murailles, Et demander pourquoi V heure des funérailles Était lente à venir ainsi? Quand j’ai reçu Ce coup, je suis tombé. Ceux qui tri ont aperçu Lespremiers dans ma chambre ont dit: Pauvre jeune homme, Il n’en reviendra pas ! Et le père Anthiome, Tu sais, notre voisin, oh! ce bon vieux! c’est lui Qui m’a le mieux aidé pendant ces Jours d’ennui A porter ma douleur. Tu lui tendras ta joue Ce soir. Il ne faut pas trop lui faire la moue; Car il va te gronder, sois^en sûre. Ah! mon Dieu! Dis, tu n’essaieras plus de jouer à ce jeu? Henriette. Pardonne-moi , Henri. Henri. Oui. Car pendant ces heures, J’évoquais deyant moi les autres, les meilleures. Celles qui se passaient en rires infinis ; Je vivais ces moments à tout jamais bénis ! Et puis, l’illusion aidant à la mémoire. J’étais heureux. Alun cœur était comme une armoire Où tous mes souvenirs étaient numérotés. Alors il me semblait te voir à mes cotés. Oui, mon isolement et mes larmes brûlantes.