Page:Goethe-Nerval - Faust Garnier.djvu/159
Il serait bien fou ; un garçon disposé a bien assez d’air autre part. Il a pris sa volée…
Ce n’est pas bien.
Le rattrapât-elle encore, cela ne ferait rien ! Les garçons lui arracheront sa couronne, et nous répandrons devant sa porte de la paille hachée.
Comment pouvais-je donc médire si hardiment quand une pauvre fille avait le malheur de faillir ? Comment se faisait-il que, pour les péchés des autres, ma langue ne trouvât pas de termes assez forts ! Si noir que cela me parût, je le noircissais encore. Cela ne l’était jamais assez pour moi, et je faisais le signe de la croix et je le faisais tout aussi grand que possible ; et je suis maintenant le péché même ! Cependant,… . tout m’y entraîna ; mon Dieu ! il était si boni Hélas ! il était si aimable !
Abaisse, à mère de douleurs ! un regard de pitié sur ma peine !
Le glaive dans le cœur, tu contemples avec mille angoisses la mort cruelle de ton fils !
Tes yeux se tournent vers son père ; et tes soupirs lui demandent de vous secourir tous les deux !
Qui sentira, qui souffrira le mal qui déchire mon sein ?
l’inquiétude de mon pauvre cœur, ce qu’il craint, et ce qu’il espère ? toi seule, hélas ! peux le savoir !
En quelque endroit que j’aille, c’est une amère, hélas !
bien amère douleur que je traîne avec moi !
Je suis à peine seule, que je pleure, je pleure, je pleure ! et mon cœur se brise en mon sein !