Page:Goethe-Nerval - Faust Garnier.djvu/169

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Surgir d’étranges racines ;
Maigres bras, longues échines,
Ventres roulants et rampants ;
Parmi les rocs, les ruines,
Fourmillent vers et serpents.

À des nœuds qui s’entrelacent
Chaque pas vient s’accrocher !
Là des souris vont et passent
Dans la mousse du rocher.
Là des mouches fugitives
Nous précédent par milliers,
Et d’étincelles plus vives
Illuminent les sentiers.

Mais faut-il à cette place
Avancer ou demeurer ?
Autour de nous tout menace,
Tout s’émeut, luit et grimace,
Pour frapper, pour égarer ;
Arbres et rocs sont perfides ;
Ces feux, tremblants et rapides,
Brillent sans nous éclairer !…

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Tiens-toi ferme à ma queue ! voici un sommet intermédiaire, d’où l’on voit avec admiration Mammon resplendir dans la montagne.

FAUST.

Que cet éclat d’un triste crépuscule brille singulièrement dans la vallée ! Il pénètre jusqu’au plus profond de l’abîme. Là monte une vapeur, là un nuage déchiré ; là brille une flamme dans l’ombre du brouillard ; tantôt serpentant comme un sentier étroit, tantôt bouillonnant comme une source. Ici, elle ruisselle bien loin par cent jets différents au travers de la plaine ; puis se réunit en un seul entre des rocs serrés. Près de nous jaillissent des étincelles qui répandent partout une poussière d’or. Mais regarde :

dans toute sa hauteur, le mur de rochers s’enflammé.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Le seigneur Mammon n’illumine-t-il pas son palais

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