Page:Goethe-Nerval - Faust Garnier.djvu/179

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MÉPHISTOPHÉLÈS.

C’est de la magie, pauvre fou, car chacun croit y retrouver celle qu’il aime.


FAUST.

Quelles délices !… et quelles souffrances ! Je ne puis m’arracher à ce regard. Qu’il est singulier, cet unique ruban rouge qui semble parer ce beau cou… pas plus large. que le dos d’un couteau !

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Fort bien ! Je le vois aussi ; elle peut bien porter sa tête sous son bras ; car Persée la lui a coupée. — Toujours cette chimère dans l’esprit ! viens donc sur cette colline ; elle est aussi gaie que le Prater. Eh ! je ne me trompe pas, c’est un théâtre que je vois. Qu’est-ce qu’on y donne donc ?

SERVIBILIS

On va recommencer une nouvelle pièce ; la dernière des sept. C’est l’usage ici d’en donner autant. C’est un dilettante qui l’a écrite, et ce sont des dilettantes qui la jouent.

Pardonnez-moi, messieurs, si je disparais, mais j’aime à lever le rideau.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Si je vous rencontre sur le Blocksberg, je le trouve tout simple ; car c’est bien à vous qu’il appartient d’y être.

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