Page:Gouges - L esclavage des noirs (1792).djvu/22

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Sophie,
d'une voix expirante.

Qui que vous ſoyiez, laiſſez-moi. Votre pitié m’eſt plus cruelle que les flots. J’ai perdu ce que j’avois de plus cher. La vie m’eſt odieuſe. O Valère ! O mon époux ! qu’es-tu devenu ?

VALÈRE.

Quelle voix ſe fait entendre ? Sophie !

SOPHIE,
l’apperçoit.

Que vois-je…… C’eft lui !

VALÈRE,
ſe levant & tombant aux pieds de Sophie.

Grand Dieu ! vous me rendez ma Sophie ! O chère épouſe ! objet de mes larmes & de ma tendreſſe ! Je ſuccombe à ma douleur & à ma joie.

SOPHIE.

Providence divine ! tu m'as ſauvée ! achève ton ouvrage, & rends moi mon père.