Page:Gouges - L esclavage des noirs (1792).djvu/57

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M. DE SAINT-FRÉMONT.

Suivez-moi ; nous allons voir le parti qu’il faut prendre.


Mme DE SAINT-FRÉMONT.

Mon ami, je vous vois ſortir avec peine.


M. DE SAINT-FRÉMONT.

Ma préſence eſt néceſſaire pour rétablir l’ordre & la diſcipline.

SCÈNE VII



Mme DE SAINT-FRÉMONT,

ſeule.

Que je plains ces malheureux ! c’en eſt fait ! Ils vont mourir. Quel chagrin pour mon époux ; mais un plus grand chagrin m’agite de nouveau. Tout ce qui porte le nom de françoiſe m’épouvante ! Si c’étoit Clariſſe ! Oh ! malheureuſe, quel ſeroit mon ſort. Je connois les vertus de mon époux, mais je ſuis ſa femme. Non, non ! ceſſons de nous abuſer ! Clariſſe , dans le malheur, a de plus grands droits ſur ſon âme ! Cachons le trouble qui m’agite.