Page:Gouges - L esclavage des noirs (1792).djvu/62

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bat la générale… & le ſon des cloches… (On doit entendre la générale dans le lointain.)


Mme DE SAINT-FRÉMONT.

allant avec frayeur au fond du Théâtre.

Malheureuſe ! que vais-je devenir ? Que ſait mon mari ?


BETZI.

Je tremble pour mes camarades.


Mme DE SAINT-FRÉMONT,

livrée à la plus grande douleur.

Dieu, mon époux eſt peut-être en danger ! Je vole à ſon ſecours…


CORALINE.

Raſſurez-vous, Madame, il n’y a rien à craindre pour M. le Gouverneur. Il eſt à la tête du régiment. Mais quand même il ſeroit au milieu du tumulte , tous les Eſclaves reſpecteroicnt ſes jours. Il en eſt trop chéri pour qu’aucun voulût lui faire du mal. C’eſt ſeulement à quelques habitans que les Eſclaves en veulent : ils leur reprochent le ſupplice de Zamor & de Mirza ; ils aſſurent que ſans eux on ne les auroit pas condamnés.


Mme DE SAINT-FRÉMONT,

agitée.

Comment ! on va les faire mourir.