Page:Gourmont - Pendant l’orage.djvu/39

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ment la conduite des Anglais au xve siècle, mais quelle influence cela pourrait-il avoir sur ses sentiments pour les Anglais de l’an 1914 ? Aucune, d’aucun genre, cela est trop évident pour qu’il soit besoin d’insister. Cela n’empêche pas les Allemands de persévérer et de mettre en garde les Français d’aujourd’hui contre leurs alliés. Richard Dehmel, poète allemand qui connaissait bien Paris, qui y avait des amis même, et qui, à cette heure, gît, paraît-il, dans une tranchée en face des nôtres, a repris ce thème dans sa lettre aux écrivains français. Quel manque de perspicacité ! Je n’aurais pas cru cela de lui. C’est à se demander si ce message était bien authentique. Perfide Albion ! Nous connaissons cet air, nous l’avons chanté les premiers, mais comme, maintenant, il nous fait rire