Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/42

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[TEXTE COPTE]



5e FRAGMENT


Nous avons trouvé cet homme volant dans les choses qu’on jetait dans la bourse chaque jour, les apportant à sa femme, et en frustrant les pauvres dans son service. Quand, des fois (sic), il s’en retournait à la maison ayant des sommes entre les mains, elle avait coutume de se réjouir de ce qu’il avait fait. Nous l’avions même vu n’ayant pas pris pour elle chez lui conformément à la malice de ses yeux et son insatiabilité. Et alors, elle avait coutume de le tourner au ridicule.

De cette façon donc, par suite de l’insatiabilité et du mauvais œil de cette femme, il resta ce jour-là et elle lui conseilla cette grande chose si terrible, à savoir : « Voici que les Juifs poursuivent ton Maître. Lève-toi donc et livre-le-leur. On te donnera beaucoup de richesses et nous les mettrons pour nous dans notre maison, afin d’en vivre. »

Il se leva, le malheureux, après avoir écouté sa femme, jusqu’à ce qu’il eût conduit son âme au tartare de l’Amenti, de la même manière qu’Adam écouta sa femme, jusqu’à ce qu’il devînt étranger à la gloire du Paradis et de telle façon que la mort dominât sur lui et sa race. De même, Judas écouta sa femme