Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/52

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[TEXTE COPTE]


de Bethléem la cité de David, se précipita vers la croix de Jésus, courut à lui, plaça ses mains sur les mains du Fils de Dieu. Il appliqua son cœur au cœur du Fils de Dieu. Il embrassa les pieds de Jésus. Il embrassa les mains de Jésus. Il embrassa la bouche de Jésus. Il embrassa le flanc de Jésus qu’on a percé pour notre salut. Il embrassa tous les membres du Fils de Dieu, disant « ô Juifs menteurs et impurs ! Tuez-moi, mais ne tuez pas le Fils de Dieu (lapidez-moi, mais ne lapidez pas le Fils de Dieu. Crucifiez-moi, mais ne crucifiez pas le Fils de Dieu), car Jésus est mon Seigneur, Jésus est mon Dieu. C’est le Christ. »

Lorsqu’il eut dit ces choses, une voix sortit du corps du Sauveur sur la croix, disant : « Ananias, Ananias, ton âme n’ira pas à l’Amenti, ton corps n’aura pas l’odeur des morts. La mort ne pourra rien sur ton corps. On écrira ton nom sur la porte des cieux et on t’appellera dans les cieux « les prémices des fruits d’immortalité (ou de la bénédiction) ».

Telles sont les choses que le corps du Fils de Dieu dit, suspendu à la croix.