Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/61

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


[TEXTE COPTE]


Dieu. Mais que feras-tu pour l’avarice qui nous a aveugle les yeux ? et cela alors avec nos pères, (qui), allant arriver à la mort, nous ont dit : « Voici qu’on nous a faits prêtres pour servir à la tête du peuple et recevoir les prémices et les dîmes de leurs mains. Mais gardez-vous d’aimer l’argent, de peur que Dieu ne s’irrite contre vous. Ce qui vous sera de trop, donnez-le aux pauvres et à ceux qui ont besoin. » Nous, nous n’avons pas obéi aux prescriptions de nos pères, mais nous avons été des marchands achetant et vendant. Jésus vint. Il nous chassa du temple en disant : « Ne laissez pas ceux-ci dans ce lieu ; car du temple de mon Père ils ont fait un marché. » Nous donc, nous nous sommes mis en colère à cause de ses paroles, nous avons fait projet ensemble, nous l’avons pris, nous l’avons crucifié sans avoir connaissance que c’est le Fils de Dieu. Maintenant, mon père Pierre, n’entre pas en compte avec moi pour mon manque de foi. Pardonne-moi mon audace ; voici que Dieu n’a pas voulu que je fusse aveuglé comme les autres qui n’ont pas été dignes de voir la gloire du corps de la mère de mon Seigneur. »

Alors Pierre lui dit : « Si tu crois au Christ, va embrasser le corps de la Vierge en disant : Je crois en toi et en celui que tu as enfanté, vierge sans tache. »

Le grand prêtre courut en cet instant, il embrassa le corps de la Vierge en