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NYAYA ET VAIÇÊSIKA 6:i
ses développements littéraires ; comme aussi c'est sur la conclusion du Xyàva, « tout mal moral et toute souffrance physique procèdent de l'erreur », que le bouddhisme étaiera sa pierre d'assise, « la claire connaissance abolit le mal de vivre ».
Mais comment atteindre à la claire connaissance? Le Vaiçêsika, - « système des catégories », dérivé de rirrsd « différence », — œuvre d'un nommé Kanâda, aussi ancien peut être, sinon davantage, que Gautama, avait déjà répondu à la question par l'aphorisme de Descartes: « diviser chacune des difficultés en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre. » A cel effet sont distinguées six ou sept catégories de l'entendement humain, dont la première est la subs tance ; et celle-ci, à son tour, se subdivisera en neuf es pèces, — je ne dis pas « neuf modes », on va \ oir pourquoi : — terre, eau, l'eu, air, éther, temps, espace, àme, et l'entendement lui même.
De^ trois premiers éléments il n'y a rien à dire. Mais la subtilité qui différencie air, éther et espace I prêter à surprise : l'air, c'esl le vent [oâyu), <pii ne circule que très près de la terre; l'éther (âkâça) s'étend jusqu'aux limites de l'univers vi sible, entre les deux valvesque forment le ciel et la terre, e( il serl de véhicule au son; quant à l'espace, ï uniquement, comme le temps, l'objectivation d'uni- notion rationnelle, un postulai pris pour une substance, erreur dont la philosophie occidentale
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