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qui lui doivent leur pouvoir divin ? Ne voyons-nous pas des princes, remplis de foi, entreprendre à chaque inſtant les guerres les plus injuſtes ; prodiguer inutilement le ſang et les biens de leurs ſujets ; arracher le pain des mains du pauvre, pour augmenter les tréſors du riche inſatiable ; permettre et même ordonner le vol, les concuſsions, les injuſtices ? Cette religion, que tant de ſouverains regardent comme l’appui de leur trône, les rend-elle donc plus humains, plus réglés, plus tempérans, plus chaſtes, plus fidéles à leurs ſermens ? Hélas ! Pour peu que nous conſultions, l’hiſtoire, nous y verrons des ſouverains orthodoxes, zélés et religieux juſqu’au ſcrupule, être en même tems des parjures, des uſurpateurs, des adulteres, des voleurs, des aſsaſsins, des hommes enfin qui agiſsent comme s’ils ne craignoient point ce dieu qu’ils honorent de bouche. Parmi ces courtiſans