Page:Homère - Les dix premiers livres de l’Iliade trad. Salel 1545.djvu/99

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Du premier coup, aſſaillant l’adverſaire,
Feirent les ſortz, comme eſtoit neceſſaire
En cas pareil, dans ung Armet mectans
Deux Bulletins, pour les deux combatans :
Et cil à qui le Sort premier viendroit,
Premierement l’ennemy aſſauldroit.
    Tous les Souldardz, de ſcavoir curieux,
Tenoient ſans ceſſe & l’eſprit, & les yeulx,
Sur ceſt Armet ; & quelqu’un deulx prioient
Les Dieux haultains en leurs cueurs, & diſoient.
Ô Iuppiter, Dieu des dieux, & grand Roy
De tous humains, fay nous huy ceſt octroy,
Que cil des deux qui cauſe ces encombres,
Face deſcente aux infernales vmbres :
Et que Gregeois & Troiens de ce faix
Lors deſchargez, vivent en bonne paix.
    Ayant Hector ſon regard deſtourné
De ſon Armet, tourné & contourné
Par pluſieurs foys, pour mieulx meſler les ſortz,
Il meit la main dedans, & tira hors
Cil de Paris. Quoy faict, en brief eſpace
Chaſcun ſe meit à part, laiſſant la Place
Du combat vuyde, & de maintien raſſis,
Tout à l’entour furent en terre aſſis.
    Paris voyant qu’il devoit aſſaillir
Menelaus, ne voulut pas ſaillir
À bien ſ’armer. Si print pour le premier
Son beau harnois de jambes couſtumier,
Et ſes Cuyſſotz, attachez par art gent
À beaux boutons & grandz Boucles dargent
Secondement print la Cuyraſſe forte
De Lycaon ſ’accommodant de ſorte

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