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d’attitude, dont on pourra se gausser publiquement. Maupas fera gorge chaude de la panique qu’il a tenté de provoquer :
V. Hugo se cachait soigneusement, écrira-t-il, et ne se montrait nulle part où il pouvait flairer un danger[1]
Cependant, V. Hugo quitta Paris le 2 décembre, sous la blouse et avec les papiers d’un ouvrier que lui avait procurés son beau-frère Foucher, conseiller à la Cour de cassation. Foucher, aveu caractéristique, en sera loyalement récompensé par l’Empereur.
Il y eut vraiment, dans l’entourage de Napoléon, une cynique et très habile entente pour créer un rôle odieux et ridicule à V. Hugo pendant ces premières journées de décembre, et pour réduire à néant le peu d’influence qu’il pouvait avoir. Quand de Morny fut certain de s’être débarrassé,
- ↑ Sur cette attitude de Morny et de la police à l’égard de V. Hugo pendant le coup d’Etat, nous essayons de dégager en toute impartialité ce que nous croyons être la vérité. Mais on consultera avec fruit les témoignages de tous les partis :
- Biré, V. Hugo après 1830, tome II, p. 222-233.
- G. Pelletan, V. Hugo, homme politique, p. 216-220.
- Arsène Houssaye, Souvenirs de Jeunesse. Paris, 1896, 2 vol., passim.
- A. Barbou, La vie de V. Hugo (V. Hugo et son temps). Paris, 1881, ch. XXII.
- G. Simon, Histoire d’un Crime. Édition Ollendorff, tome II, p. 255-256 : Historique de l’Histoire d’un Crime.