Page:Hugo - La Légende des siècles, 1e série, édition Hetzel, 1859, tome 1.djvu/16

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Mais, en même temps, il est, pour ainsi dire, la première page d’un autre livre.


Un commencement peut-il être un tout ? Sans doute. Un péristyle est un édifice.


L’arbre, commencement de la forêt, est un tout. Il appartient à la vie isolée, par la racine, et à la vie en commun, par la sève. À lui seul, il ne prouve que l’arbre, mais il annonce la forêt.


Ce livre, s’il n’y avait pas quelque affectation dans des comparaisons de cette nature, aurait, lui aussi, ce double caractère. Il existe solitairement et forme un tout ; il existe solidairement et fait partie d’un ensemble.


Cet ensemble, que sera-t-il ?


Exprimer l’humanité dans une espèce d’œuvre cyclique ; la peindre successivement et simultanément sous tous ses aspects, histoire, fable, philosophie, religion, science, lesquels se résument en un seul et immense

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