Page:Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques.djvu/169

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pagnes, surtout celles des Bembinéens qui habi­taient auprès, et qu’il accablait de maux intolé­rables.

Eurysteus m’ordonna d’accomplir cette pre­mière tâche, et il m’envoya tuer cette horrible bête féroce. Je partis, avec un arc flexible et un carquois profond, plein de flèches ; et je portais à la main un tronc solide d’olivier sauvage, encore re­vêtu de son écorce, que j’avais trouvé aux pieds de l’Hélikôn sacré, et arraché tout entier avec ses nombreuses racines. Quand je fus arrivé là où était le lion, je pris mon arc, je tendis à son extré­mité ployée la corde de nerf, j’y plaçai une flèche aiguë et je guettai le monstre destructeur, cher­chant à le voir avant qu’il m’eût aperçu. Vers le milieu du jour, je n’avais encore ni trouvé ses traces, ni entendu son rugissement, et je ne pou­vais interroger ni pasteurs ni laboureurs, car il n’y en avait aucun sur les sillons prêts à être en­semencés, et la pâle terreur retenait chacun d’eux dans les étables.

Cependant, je marchais à travers la montagne boisée, et je ne cessai point de chercher avant de

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