Page:Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques.djvu/27

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cours en frotter secrètement le seuil de sa maison, ce seuil où tout mon cœur est encore attaché... Et il n’en a nul souci ! Crache dessus et dis : Je frotte les os de Delphis !

Bergeronnette magique, ramène-le vers ma demeure ! — Me voici seule. Par où commencer le récit de mon amour funeste ? Qui fut la cause de mon mal ? La canéphore Anaxo, la fille d’Euboulos, allait au bois sacré d’Artémis, au milieu d’un cortège d’animaux parmi lesquels se trouvait nne lionne.

Apprends d’où me vint mon amour, vénérable Séléna. — La nourrice Thrace de Theumaridas, morte depuis, et qui demeurait auprès de moi, me pria et me supplia d’aller voir le cortége, et moi, malheureuse ! je la suivis, vêtue d’une belle tunique de coton et enveloppée du manteau de Kléarista.

Apprends d’où me vint mon amour, vénérable Séléna. — Vers le milieu de la route, à l’endroit où demeure Lykaon, je vis Delpbis et Eudamippos qui marchaient. Leur barbe était plus dorée que l’hélichryse, et leur poitrine plus luisante que toi,

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