Page:Jean Chrysostome - Homélie en faveur d’Eutrope, 1889.djvu/18

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


fortune ; que dis-je ? ses yeux ne voient plus la lumière, et au milieu du jour, plongé dans une nuit épaisse, emprisonné dans ces murs, il a perdu la vue. Mais non, malgré tous mes efforts, je ne pourrai vous faire voir dans ces paroles les souffrances de celui qui s’attend à toute heure à être mis en pièces. Eh ! qu’est-il besoin ici de discours, puisqu’il vous a présenté lui-même un tableau vivant de ses tortures ? Hier, lorsque les soldats du palais vinrent pour l’entraîner de vive force, lorsqu’il courut se réfugier près des vases sacrés, son visage était livide, et il conserve maintenant encore toute la pâleur d’un cadavre ; ses dents s’entre-choquaient violemment, tout son corps tremblait, sa voix était entrecoupée, sa langue paralysée, et tout en lui montrait assez que son âme était devenue de