Page:Jean Chrysostome - Homélie sur le retour de l’évêque Flavien, 1853.djvu/8

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On peut rapprocher de l’homélie de saint Jean Chrysostome l’éloquent discours du rhéteur Libanius, qui s’efforça aussi de fléchir Théodose en faveur d’Antioche sa patrie.


I. Quelle reconnaissance la ville d’Antioche ne doit-elle pas à Dieu, qui vient de lui accorder plus qu’elle n’avait demandé, plus même qu’elle n’avait osé espérer ?

II. Cette bonté est l’effet de la pieuse confiance de la ville qui, dans un si grand danger, s’est tournée uniquement vers la protection divine.

III. Dieu a récompensé aussi le dévouement du saint évêque ; oubliant son grand âge, les rigueurs de la saison, une sœur chérie qu’il laissait près de rendre le dernier soupir, Flavien a tout sacrifié pour le salut d’Antioche.

IV. Départ de Flavien ; sa douleur lorsqu’il rencontre les commissaires chargés des ordres de vengeance de l’empereur.

V. Flavien entre dans le palais de Théodose, et attendrit le cœur de ce prince par sa muette douleur. L’empereur se plaint, mais sans colère, de l’ingratitude des habitants d’Antioche.

VI. Discours de Flavien : Il reconnaît combien Antioche s’est montrée ingrate et coupable ; mais, si sévère que soit la punition que l’empereur lui réserve, elle sera moins terrible que le désespoir et la honte qui ont suivi la faute.

VII. C’est l’envie du démon qui a soulevé la sédition d’Antioche : c’est le démon que Théodose doit punir en montrant de l’indulgence pour cette malheureuse ville et en lui continuant sa faveur.

VIII. Théodose, par cette conduite chrétienne, s’élèvera dans le cœur des hommes des statues plus durables que l’airain et plus précieuses que l’or.

IX. Qu’il imite le noble exemple de Constantin ; qu’il ne démente pas les paroles de bonté qu’il a prononcées lui-même dans une circonstance récente. Jamais plus grande occasion de manifester sa clémence ne s’est offerte à lui.

X. La gloire de Théodose et la gloire de la religion chrétienne sont intéressées à ce qu’il pardonne.

XI. Qu’il ne craigne pas, comme quelques-uns l’insinuent, que sa