Page:John Ruskin par Frédéric Harrison.djvu/23

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sarcastique avec ses inventions brillantes — Calvinisme, ferme vouloir, sentiments affectueux. En vérité, l’enfant est bien le père de l’homme !

À l’âge de sept ans, il commença à composer des pièces originales illustrées de ses propres dessins. « Henry et Lucie » terminés — dernière partie des « Premières Leçons » en quatre volumes — avec planches sur cuivre imprimées et composées par un petit garçon, » — tel est le titre ambitieux, caractéristique et parfaitement authentique de la première page d’un livre dont les trois quarts seuls furent terminés. Dés cet âge de sept ans, il commença a écrire des poèmes, habitude qu’il conserva jusqu’à l’époque où il quitta Oxford. À neuf ans, il composa « Endosia, poème sur l’Univers. » C’est à ce moment qu’il commença à mener, nous dit-il, une sorte d’existence étroite, artificielle, comme celle de Robinson Crusoé, dans le petit coin qui lui semblait être le centre de l’univers. Tel était, pour un enfant de génie, le résultat naturel de cette éducation, de ces stimulants, de cette admiration et de cet isolement du reste du monde.

Dans un curieux et touchant passage ou il s’examine intimement, l’auteur lui-même analyse le bon et le mauvais côté du système d’après lequel il fut élevé — « l’intronisation de l’esprit maternel » dans le sien. À l’âge de sept ans, dit—il, il avait reçu une

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