Page:John Ruskin par Frédéric Harrison.djvu/9

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montagnes, des rivières et des lacs, des cathédrales et des paysages, de la géologie, des minéraux, de l’architecture, de la peinture, de la sculpture, de la musique, du dessin, de l’économie politique, de l’éducation, de la poésie, de la littérature, de l’histoire, de la mythologie, du socialisme, de la théologie et de la morale.

Il était naturel que l’auteur de plus de quatre-vingts ouvrages distincts sur des sujets aussi variés, d’une quantité considérable de poésies, de conférences, de lettres aussi bien que de traités substantiels fût un stimulant plutôt qu’une autorité — une influence plutôt qu’un maître. Ainsi que l’a fait observer un de ses admirateurs étrangers, Ruskin charme et inspire ses lecteurs, plus qu’il ne les convainc. C’est un moraliste et un évangéliste — ce n’est ni un philosophe ni un homme de science. Mais un merveilleux pouvoir littéraire, des études encyclopédiques sur la nature et sur l’art, le tout illuminé par un enthousiasme ardent pour toutes les choses morales et sociales, devaient produire, par leur fusion, une des personnalités les plus séduisantes du XIXe siecle.

Notre écrivain lui-même nous a laissé une profusion de détails biographiques, pleins de naïveté, de candeur et de charme. Il existe également de lui de nombreuses biographies, et une

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