Page:Kant - Mélanges de logique.djvu/58

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Personne ne saurait douter, en effet, que Dieu peut rétablir la perfection déchue du monde matériel, illu­miner d’en haut d’une manière surnaturelle les intel­ligences, et porter toutes choses à un degré de per­fection supérieur.


Proposition XI.
Citer et réfuter quelques faux corollaires, tirés peu logiquement du principe de la raison déter­minante.

1. Il n’y a rien sans raisonné (sine rationato) ; ou bien : tout ce qui est porte avec soi sa conséquence. C’est le principe de la conséquence. Parmi les méta­physiciens qui l’ont préconisé, il faut citer en pre­mière ligne, si je ne me trompe, le philosophe Baumgarten. Mais, comme Baumgarten l’a démontré de la même manière que le principe de la raison, ce nou­veau principe se trouve ruiné en même temps que l’autre. S’il s’agit seulement des raisons de connaître, la vérité de ce principe est incontestable ; car la no­tion d’un être quelconque est ou générale ou indivi­duelle ; si elle est générale, il faut reconnaître que ce qui est affirmé de la notion générique convient à toutes les notions inférieures qu’elle comprend. Si la notion est individuelle, on peut conclure que les prédicats qui conviennent à ce sujet, dans un certain rapport, doi