Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/45

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.





APOLLON




Phoïbos Apollon à la chevelure de lumière
Dont les rayons fécondent les espaces
Phoïbos aux victorieuses sandales qui, sur la terre,
En moissons, en fleurs, en vignes — laissent leur trace,

Phoïbos, Pâtre divin, le nuée que tu mènes,
Troupeau de vaches blanches aux mamelles pleines
Sur ton ordre dispensent leur lait bienfaisant
Au sillon, sous tes flèches, languissant ;

Apollon Musagète aux prestigieux bras purs
Dont les mains souveraines sont éployées sur
Les cordes exaltées des Lyres,

Apollon aux éblouissantes prunelles ravies
Tu recèles le feu créateur de toute Vie
Et la flamme des Beaux Délires !