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LES MANUSCRITS DE LÉONARD DE VINCI 185
Dellclte. — Celle-ci, trouvant le repaire du basilic, le tue, avec l'odeur de son urine, odeur qui maintes fois la tue elle-même.
Céraste. — Us ont quatre petites cornes mobiles : pour se nourrir, ils se cachent sous les feuilles ; ils remuent alors leurs petites cornes qui semblent aux oiseaux de petits vers qui jouent : les oiseaux descendent pour les becqueter, et les cérastes les enveloppent et les dévorent.
Amphisbœna. — Il a deux têtes, dont une à la queue, comme s'il ne suffisait pas de lancer le venin d'un côté.
Saculum. — Il se tient sur les arbres, se lance comme un dard et tue les bêtes sauvages.
Aspic. — Sa morsure n'a pas de remède sinon de couper la partie mordue. Cet animal pestiférant adore sa compagne et ne la quitte jamais. Si l'un meurt, l'autre suit le meur- trier, et, si attentif, s'applique à la vengeance, qu'il vient à bout de toute difficulté.
Passant à travers une armée, il cherche à blesser son seul ennemi ; on ne l'cvite quen passant l'eau par une fuite rapide. Il a les yeux en dedans, de grandes oreilles, et l'ouie le guide plus que la vue.
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