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LA MESNAGERIE DE XENOPHON 123 qu·e quelqu’vn foit puny fans caufe; & fouueînt, en deliberant, nous louons ce que nous auons enuie de faire, & blafmons ce que nous ne voulons pas. Et puis 35 i’ay defià. fouuent, ô Socrates, efté preuenu, mais c’eitoit marché fait, que ie fçauois, à point nommé, ce qu’il me faudroit, en faire de caufe, ou fouffrir, ou payer. Et par qui? luy dis-ie; car certes ie ne l’ay fçeu îamais. Par ma femme, dit il. Et comment plaides tu 40 auec elle? dis-ie. Certes, dit il, fort fauorablement, 8L ·auec bonne ifïue, quand là il .m’aduient d’auoir la verité pour moy; mais quand ie me l’ay point de mon cofté, il ne faut point mentir, ô Socrates, d’vne mauuaife caufe ie .n’.en fçay iamais faire vne bonne. D’·vne 45 Car parauenture, dis—ie, —d’vne menfonge tu n’en peus lgïiîfëaf faire vne verité. Mais au moins, ô lfchomache, que ie f°§;î,,:’Ãe ne t’amufe point, & t’engarde de t’·en aller, ii tu en as enuie. Non, fais non, dit il; zcar auiïi bien ne m’en irois-ie pas, que de tout la court & le marché.ne Toient 50 acheuez. A bon efcîent, =dis-ie, ie croy que non; car tu aduifes bien fort de ne perdre pas ·ce beau tiltre de Bel-&-Bon·qu’on tladonné.Et voylàpourquoy, pomble, à celte heure, encore que tu ayes beaucoup dïaiïaires qui auroient befoîng :que tu_y meiffes ordre, ii ne veux . 55 tu pas faillir.d’attendre tes amis, puis que tu as promis, à lin de ne leur faillir point de promeffe & de ne leur mentir point. Ce n’eft pas cela, dit-il-; mais alïeure toy, ô Socrates, que ces affaires que tu dis, encore que ie fois îcy, ne laiffent pas de fentir du foing que 60 i’en ay, & ne m’en itrouuent pas sa dire; car î’_ay des Receueurs.au village, ien qui ie tme lie. .Mais, ce luy dis-ie, ôlfchomache, quand tu as faute Chap. zo.
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