Page:La Théorie platonicienne de l’amour.djvu/62

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nssuurars ou UANALYSE mranm; 51 dans lequel sont des réalités absolues, parmi lesquelles est la Beauté. Ces réalités sont le principe même du divin (249 C t upôç ciczsp Baèc; Sav Oeïéç écu). Notre âme, avant de Vivre de la vie sensible, au cours de laquelle elle est unie à un corps, a été admise à contempler, à la suite des dieux, ces réalités absolues, non toujours, il est vrai, d’une façon suffisante (247 C—24S C; ci. 250 A). Du moins sont—elles l’objet naturel de la partie la meilleure de Fame, de l’intellect (247 CD; 248 BC). D’autre part, si notre âme est capable ici·bas de quelque vertu et de quelque savoir, ce ne peut être que en tant qu’elle se ressouvient de la Justice réelle, de la Tempérance réelle, de la Science réelle et de toutes les réalités qu’il lui a été donné de contempler autrefois (247 DE, 254 BC; cf. 248 D début et 250 AB). Or ces réminiscences xfappartiennent qu’aux âmes humaines, seules capables de ramener la multi- plicité des sensations à l'unité de la pensée ou, en d’aut1·es termes, de penser le général (249 BC, E). Mais, entre toutes les réalités supérieures, la Beauté possède une splendeur particulière : aussi communiquetelle un incomparable éclat à ses images terrestres. Il en résulte que le beau est, non pas seul capable (250 D), mais du moins ce qu’il y a de plus ca- pable de provoquer en nous une émotion qui puisse favoriser notre retour vers ce monde divin dont nous sommes déehus (250 AB; D-251 B, D; 252 0-253 C), en nous faisant ressou- venir des réalités qui `y résident a côté du Beau en soi (254 B, débutdu ch. 35). Cette émotion, c’est le délire de Yamour (244A; 245 B; 248 D; 249 DE; 250 A; 251 A, D). Grâce à lui, notre ame recouvre ses ailes; elle peut s’élever au-dessus du Sensible (240 C—E; 251 B-E; 256 B) et recouvrer Yîmmorta- lité qui lui appartient en vertu de sa nature propre : car Fame est essentiellement ce qui se meut sormême et elle est le principe impérissable de tout mouvement et de toute génération (245 C~246 A, C). Sans doute il y a d’impures amours, parce que les autres parties de notre âme ne sont pas soumises, comme cela a lieu pour les âmes des dieux, à la discipline de la Raison (246 AB; 247 B; 256 A~C). Mais, même dans un amour non philosophique, pourvu qu’il ne ·