Page:Laveleye - Les Nibelungen.djvu/199

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Se joignirent à eux Gère le rapide et Ortwin et Rumôlt, le chef des cuisines, qui devait aussi les suivre. Ils firent préparer des logements pour la nuit jusqu’aux rives de la Tuonouw[1]. Gunther ne chevaucha point au delà de quelque distance hors de la ville.

Avant de quitter le Rhin, ils envoyèrent en avant des messagers très rapides, vers le pays des Hiunen, afin d’an- noncer au roi que Ruedigér lui avait obtenu pour femme la noble et fière princesse.

Les messagers hâtèrent leur course. Il leur fallait arriver vite, à cause du grand honneur et du riche don du messager qui les attendait. Quand ils apportèrent la nouvelle dans leur pays, jamais le roi Etzel n’en avait reçue d’aussi agréable.

Pour cette douce annonce le roi fit donner aux messagers de tels présents que désormais ils purent vivre en joie et liesse, jusqu’à leur mort. Le plaisir avait chassé l’affliction et les soucis du roi.






XXI. COMMENT KRIEMHILT VOYAGEA.


Laissons chevaucher les messagers. Nous vous ferons savoir comment la reine voyagea à travers le pays et où Gîselher et Gêrnôt se séparèrent d’elle, après lui avoir rendu le service que l’affection leur commandait.

Ils chevauchèrent jusqu’à Vergen[2] sur la Tuonouw. Là ils demandèrent congé à la reine, car ils voulaient s’en

  1. Taonouw, Daunau en allemand moderne, le Danube.
  2. Aujourd’hui Mehring près d’Ingolstadt. Il y existait autrefois un passage sur le Danube.