Page:Laveleye - Les Nibelungen.djvu/88

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« Laissez-moi vous remettre mes burgs et le pays. » Puis ils se préparèrent au voyage. On les vit chevaucher sur le sable.

Elle choisit parmi ses fidèles mille hommes vaillants, qui devaient voguer avec elle vers le Rhin, avec les mille guerriers du pays des Nibelungen. Ils se préparèrent pour le voyage. On les vit chevaucher sur le sable.

Elle emmena avec elle quatre-vingt-six femmes et deux cents vierges, au corps très beau. On ne demeura point plus longtemps ; chacun désirait partir ! Alors, hélas ! commencèrent les pleurs de celles qui restaient.

Avec des marques de haute vertu, la vierge quitta le pays ; elle embrassa ses meilleurs amis, qui se trouvaient près d’elle. Après cet affectueux adieu, on se mit en mer. Jamais plus depuis lors la vierge ne revint au pays de ses pères.

On entendit durant le voyage bien des mains jouer des instruments ; ils eurent toutes sortes de divertissements. Une brise de mer favorable les poussa sur leur route. Ils s’éloignaient du rivage ; maintes filles en pleurèrent.

Toutefois, durant la traversée, elle ne voulut point manifester son amour au roi. Ce bonheur était réservé jusqu’à leur arrivée à Worms dans le Burg, après les noces. Ils y arrivèrent depuis, pleins de joie, avec les héros.






IX. COMMENT SIEGFRID FUT ENVOYÉ À WORMS


Lorsqu’ils eurent navigué neuf jours entiers, Hagene de Troneje parla : « Écoutez ce que je dis : nous avons trop attendu d’envoyer des nouvelles à Worms, aux bords