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| 48 | LE KORAN. |
- que nous te révélons. Tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils jetaient leurs chalumeaux à qui aurait soin de Marie ; tu n’étais pas parmi eux quand ils disputaient[1].
- Un jour les anges dirent à Marie : Dieu t’annonce son Verbe. il se nommera le Messie, Jésus fils de Marie, illustre dans ce monde et dans l’autre, et un des familiers de Dieu ;
- Car il parlera aux humains, enfant au berceau et homme fait, et il sera du nombre des justes.
- Seigneur, répondit Marie, comment aurais-je un fils ? Aucun homme ne m’a touchée. - C’est ainsi, reprit l’ange, que Dieu crée ce qu’il veut. il dit : Sois, et il est.
- Il lui enseignera le Livre et la sagesse, le Pentateuque et l'Évangile. Jésus sera son envoyé auprès des enfants d’Israël. Il leur dira : Je viens vers vous, accompagné des signes du Seigneur ; je formerai de boue la figure d’un oiseau, je soufflerai sur lui, et par la permission de Dieu l’oiseau sera vivant ; je guérirai l’aveugle de naissance et le lépreux ; je ressusciterai les morts par la permission de Dieu ; je vous dirai ce que vous aurez mangé et ce que vous aurez caché dans vos maisons. Tous ces faits seront autant de signes pour vous, si vous êtes croyants.
- Je viens pour confirmer le Pentateuque, que vous avez reçu avant moi ; Je vous permettrai l’usage de certaines choses qui vous avaient été interdites. Je viens avec des signes de la part de votre Seigneur. Craignez-le et obéissez-moi. Il est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le : c’est le sentier droit.
- Mais dès que Jésus s’aperçut de leur infidélité, il s’écria : Qui sera mon auxiliaire pour conduire les hommes vers Dieu ? - C’est nous, répondirent les disciples de Jésus qui serons les auxiliaires de Dieu. Nous croyons en Dieu, et tu témoigneras que nous nous abandonnons à sa volonté.
- Seigneur, nous croyons à ce que tu nous envoies, et nous suivons l’apôtre. Inscris-nous au nombre de ceux qui rendent témoignage.
- Les juifs imaginèrent des artifices contre Jésus. Dieu en imagina contre eux ; et certes Dieu est le plus habile.
- Certes, c’est moi qui te fais subir la mort[2], et c’est moi qui
- ↑ Les prêtres se disputaient à qui aurait soin de Marie. On finit par s’en remettre à la décision du sort. Tous donc, et ils étaient vingt-cinq, jetèrent des roseaux couverts d’inscriptions tirées de la loi dans les eaux du Jourdain. Le roseau de Zacharie ayant surnagé seul, ce fut à lui qu’échut le soin de Marie.
- ↑ Le texte porte ici : inni motewaffika. Ce mot s’emploie dans le sens de faire subir la mort, en parlant de Dieu qui appelle et reçoit auprès de lui les homme à l’expiration du terme de leur vie. Les commentateurs, embarrassés de ce passage, qui est en contradiction avec l’opinion que Jésus-Christ n’est pas mort, mais que Dieu mit à sa place un autre individu, pensent que ce mot, quoique placé le premier dans le texte, doit, quant au sens, suivre les autres dans cet ordre : Je t’élèverai à moi, et à la fin je te ferai mourir tout comme les autres hommes : Quelques commentateurs croient que Jésus était réellement mort avant son assomption pendant trois heures seulement, mais non point crucifié par les Juifs. On peut cependant expliquer ce passage des deux manières suivantes. Le mot motewaffi veut dire littéralement, en parlant de Dieu, celui qui reçoit chez soi, sous-entendu à l’expiration du terme de la vie, par conséquent, appliqué aux hommes en général, qui fait mourir ; mais il n’impliqua pas rigoureusement et littéralement l’idée de la mort. La seconde manière d’interpréter ce passage est celle-ci : En supposant que le mot motewaffi ne puisse jamais être employé qu’avec l’idée de faire mourir, le mot n’étant pas au futur, mais au participe (ainsi que nous l'avons traduit pour être plus près du texte), Mahomet aurait eu soin d’établir ici que Jésus-Christ est homme, qu’il n’est pas immortel, que sa vie est au pouvoir de Dieu, et alors il lui importait peu si les mots se suivaient dans l'ordre des temps ou non.