Page:Le Parnasse contemporain, I.djvu/139

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O trépas glorieux, nuit pareille à l’aurore,

O magnifique deuil !

Vigilant fossoyeur, enterre, enterre encore,

Couvre bien le cercueil !


Cependant le soleil, dans l’atmosphère ardente,

Veille comme un flambeau,

Et la rose, et l’olive, et la vigne pendante,

Entourent le tombeau.


Autour du monument de l’antique poussière

Se taisent tous les vents ;

Quel divin catafalque et quel beau cimetière

Envié des vivants !


Chantez le Requiem, préparez tous les baumes

Qui conservent les corps,

Mais le Dies iræ n’est-il pas un des psaumes

De l’office des morts !




LA JEUNE FEMME

(LÉOPARDI)


Par un sentier longeant la mer et les collines
Parfumé d’aloès et de senteurs divines,
Elle allait, et jamais la lumière des cieux
Ne vit rien d’aussi pur et d’aussi glorieux ;

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